jeudi 21 mai 2020

Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Troisième partie.


Affiche 8 mai 1945. Document internet.

 

Cette année, le vendredi 8 mai 2020, nous devions commémorer le 75ème anniversaire de l’Armistice de 1945.

Mais, en cette période de confinement, le gouvernement a interdit toutes les cérémonies patriotiques et les rassemblements.

Le Devoir de mémoire s’est exercé par un pavoisement (installation du drapeau tricolore) sur l’hôtel de ville et un dépôt d’une gerbe de fleurs au Monument aux Morts de la Place du Général de Gaulle par Mme le Maire accompagnée d’un porte-drapeau de l’UNC, section locale.

De même, une gerbe a été déposée devant le monument de la Déportation.

Le 8 mai 2020, sur notre blog, nous avons fait paraître un dossier sur les événements passés à Pérenchies durant la guerre 1939/1945.

Le jeudi 14 mai, une deuxième partie a été proposée.

Aujourd’hui, 21 mai 2020, en voici la troisième.

 

Depuis plusieurs années, nous avons rassemblé de nombreux témoignages qui dormaient dans nos dossiers.  Aujourd’hui, il va falloir les étudier et le résultat  constituera, sans doute, une quatrième partie que l’on publiera par la suite….

 

N’hésitez pas, si vous avez chez vous des documents sur cette époque à nous les transmettre. Il ne faut pas que notre mémoire locale disparaisse. Vous seuls pouvez aider à sa transmission.

 

Voici donc la suite de l’histoire de celles et ceux qui ont vécu cette terrible période sur notre commune.

 

C’était la guerre !

Anonyme

Je me souviens que des Allemands logeaient à la maison de retraite et que des prisonniers étaient gardés à la salle des fêtes. Un jour, on a couru afin de récupérer un Canadien ou un Anglais qui était tombé en parachute. On l’a emmené au magasin d’habillement de l’usine et on lui a mis des vêtements d’ouvrier pour qu’en sortant avec les ouvriers, il passe inaperçu. On a fait appel aussi à Madame Margerin qui parlait Anglais.

Un jour, on a libéré un soldat russe qui était prisonnier dans l’usine.

Vers la fin, un Allemand a été tué dans un café, au croisement de la rue de Lille et de la rue de la gare. On avait besoin d’armes. L’un de nous, voyant ce soldat assoupi, voulut lui prendre le fusil. Mais, celui-ci se réveilla et tira sur Aurélien Letalle qui riposta blessant mortellement le soldat. Le docteur Nuyts intervint pour soigner Aurélien. Pour l’Allemand, c’était trop tard. Il était durement atteint et il mourut par la suite. Je suis allé chercher le pistolet pour le cacher tandis qu’on récupérait le fusil.

Rémy Beuvet qui passait par là décida de cacher le corps du soldat allemand dans sa charrette et de l’emmener au cimetière pour l’enterrer. Il sauva ainsi la population de représailles possibles. Cela n’avait pas été voulu. Certaines personnes ont dit que nous avions mis la population en péril mais c’était la guerre ».

 

Rémy BEUVET devant son habitation, rue de la gare. Photographie non datée.

Document SPMC numéro 3 822.

Mort d’un soldat allemand en 1944

François MAILLET (juillet 2004)

« L’armée allemande bat en retraite. Des fantassins ayant à leur disposition quelques camions tentent d’évacuer les marchandises d’un de leurs entrepôts à l’intérieur même des établissements Agache. Ils font sauter ce qu’ils ne peuvent pas emporter.

Toutes leurs allées et venues s’effectuent par la porte près du commerce de cycles tenue par Mme Fernande LEBLEU-VERDRON, épouse de Désiré.

Au beau milieu de la rue de Lille, presque dans l’axe de la rue de la gare, les Allemands ont installé un engin anti-chars. Il est pointé vers le futur calvaire.

Les troupes allemandes savent que les alliés approchent. Par contre, les soldats chargés de cette arme ne sont pas à leur poste. Sans doute, aident-ils leurs collègues à vider l’entrepôt.

Pendant ce temps, un fantassin allemand, à bicyclette, fatigué et apparemment isolé, pose son vélo contre le mur du café tenu par Mme Bigot, une périgourdine dont le mari est employé à la mairie de Pérenchies.

Le reste de l’histoire m’a été racontée par la suite par la commerçante.

L’Allemand, très correct, entre pour se désaltérer et commande une bière. Mme Bigot le sert. Il a posé son fusil et il amorce la conversation avec un français très hésitant : « Madame, guerre bientôt finie. Vous contente, moi aussi. Je vais voir femme et enfants ». Il sort alors d’une de ses poches un portefeuille dans lequel se trouvent les photographies de sa famille. Il fait alors les présentations. Mme Bigot regagne ensuite son comptoir.

Epuisé par un long trajet, l’Allemand s’assoupit. Mal lui en prit car il ignore que, dans la cuisine, à côté de la salle du café, se trouvent quelques hommes qui se qualifieront de résistants par la suite.

Le malheur vient d’un de  ces hommes qui, totalement inconscient, propose de profiter de l’assoupissement du soldat pour s’emparer de son arme. A pas feutrés, ses compères s’avancent mais lorsque l’un d’eux veut saisir le fusil, l’Allemand se réveille en sursaut, reprend son arme et met en joue. C’est évident, il va tirer ! D’ailleurs, qu’auriez-vous fait à sa place ?

Une peur panique s’est, à n’en point douter, emparée de lui. C’est alors qu’Aurélien LETAILLE, peintre en bâtiment, met la main sur le canon du fusil. L’Allemand tire et la balle traverse la main d’Aurélien qui saigne en abondance. La riposte, bien sûr,  ne se fait pas attendre. Un révolver claque et l’Allemand s’effondre, grièvement blessé.

Tous les acteurs du drame se sauvent comme une volée de moineaux.

Madame BIGOT, négligeant de fermer la porte de son café, traverse la rue. Désemparée, elle entre chez Madame LEBLEU et lui demande ce qu’elle doit faire. On lui conseille d’appeler la mairie et son mari.

Pendant ce temps, le soldat allemand qui n’est pas mort, a le temps de se traîner sur le dos jusqu’à la porte d’entrée du bistrot et réussit à briser une vitre d’un coup de talon de ses bottes.

Aurélien LETAILLE court chez le Docteur NUYTS dont le cabinet est, tout au plus, à 35m du café. Il ne se rend pas compte qu’il laisse des traînées de sang sur le trottoir.

Courageusement, le médecin le soigne.

Par chance, les autres Allemands ne se sont aperçus de rien et n’ont pas entendu les coups de feu. C’est alors qu’intervient le véritable héros de ce drame lamentable à savoir Rémy BEUVET, plâtrier de son état, qui résidait rue de la gare à quelques pas du café BIGOT.

Comment s’y prit-il pour charger ce soldat allemand mourant sur une charrette ? Je ne l’ai jamais su pour ne l’avoir jamais demandé.

Quel chemin a-t-il emprunté pour se rendre au cimetière ? A-t-il finalement inhumé un mourant ou un mort ? Que sont devenus le portefeuille, les papiers, la plaque d’immatriculation de ce soldat auquel le destin a refusé son visa de retour ?

Pour en terminer avec cette lamentable histoire, gros émoi à la maison lorsque Madame NUYTS, notre voisine, est venue discrètement nous annoncer la mort de ce soldat allemand.

Comment allaient réagir les autres soldats ?

Mon père, en dépit de l’insistance de ma mère, refusa de quitter le bureau de poste, nous disant que, s’il le fallait, il irait se réfugier dans la citerne de l’arrière-cuisine.

Moi, je pris la fuite par la rue de la poste et le sentier Despature qui conduisait à Lompret où je fus accueilli par les parents de mon camarade de classe Roger SURMONT ».

 

NDLR

Les allemands présents dans l’entrepôt Agache n’ont rien vu.

La ville de Pérenchies ne connut donc pas de représailles ni l’horrible destinée d’Ascq ou d’Oradour-sur-Glane.

Beaucoup de choses ont été racontées par la suite.

Nul n’est capable de dire si l’Allemand est décédé de ses blessures ou s’il a été abattu ou si on a mis fin à sa vie.

L’une des filles du Docteur NUYTS a toujours affirmé que son père, chrétien pratiquant, n’aurait jamais pu abréger les souffrances du soldat allemand. D’ailleurs, dans la famille, elle n’a jamais entendu ses parents en parler….  

Après la guerre, le corps du soldat allemand fut récupéré et inhumé dans le cimetière allemand de BOURDON dans la Somme où il repose toujours. Il se nommait Willy BRAUER, était né le 26 avril 1901 et est mort le 2 septembre 1944 à Pérenchies.  

 

La libération de Pérenchies en septembre 1944.

François BAILLET (juillet 2004)

 

« Les quelques jours qui ont précédé la libération de Pérenchies n’ont pas été de tout repos. Des balles sifflaient dans les rues sans qu’il soit possible de localiser les tireurs.

Des camions militaires armés de mitrailleuses lourdes ont remonté la rue de Lille. Au bureau de poste, des balles ont brisé quelques vitres et se sont fichées dans les plafonds.

Par le soupirail de la cave, nous avons vu sur le trottoir d’en face passer des fantassins allemands espacés de quelques mètres, casqués, bottés, le fusil à la main, prêts à tirer sur des résistants.

Le calme se fit et les rues devinrent désertes. Les derniers occupants que j’aperçus de ma fenêtre étaient à bord d’un side-car face à la boulangerie BECUVE. Un soldat en descendit, pénétra dans la boulangerie et en ressortit avec un pain. Le véhicule partit à toute allure. Etaient-ce ces deux soldats qui avaient violé deux femmes dans les bas de Pérenchies après avoir enfermé les maris dans une autre pièce ? Je ne l’ai jamais su !

Ce même jour, le 6 septembre, en début d’après-midi, arriva une colonne blindée anglaise. Elle s’arrêta devant la poste, pour une courte pause, avant de franchir le pont.

Grâce à son collègue, receveur des postes à Verlinghem, mon père apprit que les Allemands étaient dans les environs de Pérenchies car les lignes téléphoniques fonctionnaient encore! L’information fut communiquée au chef du groupe.

La population commençait à sortir dans les rues. En ce qui me concerne, je n’ai rien reçu des Anglais. Je n’ai d’ailleurs rien demandé.

Par contre, je me souviens de Monsieur WUIBERT, épicier rue Edouard Agache, qui distribuait du sucre. En blouse blanche, hilare, il allait de véhicule en véhicule au beau milieu de la rue de Lille et suivait les Anglais.

J’entends encore la voix de ma mère qui se trouvait sur le trottoir :

-        Il faudra nous en garder, Monsieur.

-        Ne vous en faites-pas, Madame, maintenant, il y en aura !

Ce ne fut le cas, bien sûr, que plusieurs mois après ».

  

La libération de Pérenchies le 6 septembre 1944.

La rue de Lille, actuelle rue du Général Leclerc, la poste et la demeure du Docteur NUYTS.

Document SPMC numéro 2 526

 

La poste de Pérenchies. Photographie non datée.

Document SPMC numéro 5 469


La libération.

Alphonse David.

« Le jour de la Libération, les gens portaient des fleurs aux Anglais.

A Pérenchies, on a eu plus de 150 prisonniers. A chaque retour, le quartier pavoisait. Ce fut, après quatre ans, la liesse pour beaucoup.

Le 2 septembre 1945, on inaugura le calvaire en souvenir de la Libération. »

 

C’était la joie…..

Paulette Vandenbilcke Polet.

« A l’arrivée des Anglais, nous avons eu des bonbons. Je me souviens leur avoir porté un plateau de tomates. C’était la joie. Nous, nous espérions le retour de notre père arrêté le 13 mai 1943. »

 

 

La libération de Pérenchies, le 6 septembre 1944.

Sur la moto, Marcel DEVOS, Fils.

Document SPMC numéro 2 531 TER 1

J’avais douze ans.

Anne-Marie Jourdan Cazier.

«  Le plus beau jour de ma vie, c’est quand les cloches ont sonné à toute volée pour la Libération. Les Anglais sont venus et nous ont jeté du chocolat. »

 

Communion d’Anne-Marie  et de Michel CAZIER en 1942.

Maison familiale, rue de la Prévôté.

Document SPMC numéro 2 317

 

 

La libération de Pérenchies. Mme Marie-Claire BRAME

Document SPMC numéro 3 810

 

Tout le monde était en liesse.

Madame Marseloo.

« Le jour de la Libération, j’avais eu l’occasion d’avoir du genièvre à la distillerie Rossignol ? J’avais donc réussi à en cacher 10 litres dans le poulailler. Ce jour-là, on a tout vendu. Il y avait tellement de monde que l’on n’avait pas assez de verres. A 18 heures, on a dû fermer car il n’y avait plus de boissons. Les chars passaient. Les gens couraient vers les Anglais.  Tout le monde était en liesse. »

 

La libération de Pérenchies le 6 septembre 1944. La rue de Lille actuelle rue du Général Leclerc. 

Document SPMC numéro 2 535

 

La fête.

Madame Lévêque.

« Lors de la Libération, Monsieur Degrave est monté sur une voiture avec un drapeau. C’était la fête »

 

La libération de Pérenchies le 6 septembre 1944.

La rue de Lille actuelle rue du Général Leclerc. 

Document SPMC numéro 2 523

 

Le plus beau jour de ma vie.

Gustave Lenglard.

« La Libération a été le plus beau jour de ma vie. »

 

La libération de Pérenchies, le 6 septembre 1944

Document SPMC numéro 2 525

 

Pérenchies. La Libération.

« La Croix du Nord du samedi 9 septembre 1944.

Après trois jours d’angoisse, Pérenchies vient d’être libérée de l’oppresseur. Ce matin du 6 septembre, les premiers tanks alliés faisaient leur apparition et sous les acclamations de la foule qui faisait exploser sa joie d’être libre, les Anglais et les F.F.I. recevaient les hommages que méritait leur courage. Mais, hélas ! 3 enfants de Pérenchies étaient tombés sous les balles ennemies en luttant pour la libération : Joseph Névians, Paul Deronne et Gérard Ardens »

 

Libération de Pérenchies

Document SPMC numéro 4 075

 

 

La libération de Pérenchies

Les F F I. (Lucien RIQUIER, Henri WUIDIN, Omer VERET, ?)

Document SPMC numéro 5 288

 

Mes souvenirs de la libération de Pérenchies.

Liliane Charlet. (septembre 1994)

« J’étais très jeune lors de la libération de Pérenchies. En effet, j’avais quatre ans mais j’ai tout de même quelques souvenirs personnels issus des récits de mes parents.

C’était alors la déroute allemande. Papa, passionné, était sous le hangar et regardait quelques avions allemands qui repartaient. Il y avait même quelques tirs mais rien ne l’aurait fait quitter son poste d’observation au grand dam de maman.

Elle, elle avait sorti le drapeau de sa cachette et l’avait lavé. Il séchait dans une pièce à côté de la cuisine lorsqu’un soldat allemand vint frapper à notre porte et demander à boire. Maman n’osa pas l’empêcher d’entrer et elle lui servit un verre d’eau. Quand il vit notre petite famille – nous étions six enfants – il sortit son portefeuille et montra la photo de sa petite fille. Par gestes, il expliqua qu’il retournait la voir et qu’elle avait le même âge que l’une d’entre nous. Puis, il s’en alla. Il n’avait pas pu ne pas voir le drapeau ! Mes parents en furent quittes pour une belle peur…

Nous vécûmes aussi un incident plus cocasse. Mon père, commerçant, allait se ravitailler à la gare de Lomme. On y distribuait généreusement les provisions allemandes abandonnées dans des wagons. Il s’y trouvait aussi quelques bouteilles d’alcool.

Papa invita des proches et des voisins pour fêter un peu à l’avance la Libération. Ma sœur de sept ans profita de l’exubérance de tous et, sans façon, vida les verres des invités à leur insu. On la retrouva titubante et très vite dormant d’un sommeil qui dura vingt-quatre heures au moins. Le médecin appelé rassura maman. Elle était simplement  «ivre morte » !

 

La famille GRUSON vers 1940.

Document SPMC numéro 2 784

 

On disait que les soldats alliés arrivaient au village. On parlait beaucoup d’Anglais et d’Américains qui distribuaient des chewing-gums et des cigarettes.

Comme nous avions une mère très craintive pour ses enfants, personne n’eut le droit d’aller les voir passer, pas même de regarder à la fenêtre ! Encore maintenant, j’en garde un peu d’amertume ».

 

Libération de Pérenchies. Don de Mme DEMESSINE.

Document SPMC numéro 395

 

Libération de Pérenchies le 6 septembre 1944.

Document SPMC numéro 2 533

 

 

Libération de Pérenchies le 6 septembre 1944.

Document SPMC numéro 3 803

 

 

Le calvaire de Pérenchies vers 1950/1960

Carte postale SPMC numéro 1 268

 

 

 

Le 2 septembre 1945, inauguration du calvaire de Pérenchies.

La foule est rassemblée devant le Monument. A voir les enfants assis dans l’herbe, on peut imaginer que la cérémonie fut assez longue !

Document SPMC numéro 2 520

 

 

 

 

Le 2 septembre 1945, inauguration du calvaire de Pérenchies.

Le retour du calvaire. Rue de Lille, actuelle rue du Général Leclerc.

Document SPMC numéro 2 518

 

 

 

 

Adolphe MASSELOT (1877-1959)

Sculpteur

Créateur du calvaire de Pérenchies (1945)

 

 

 

Le petit-fils d’Adolphe MASSELOT, Philippe Masselot, qui vit aujourd’hui à Cappel en Pévèle, essaie de faire connaître l’œuvre de son ancêtre.

Il explique que l’ancien calvaire de Lomme, lorsqu’il fut démonté pour être remplacé par une croix plus simple, les éléments furent laissés à l’abandon tout autour.

Nul ne sait ce qu’ils sont devenus. Lors de la vente de l’atelier, la famille contacta diverses écoles de sculptures et des musées des environs afin de proposer les moulages des œuvres. Personne n’en voulut…

 

 

 « Adolphe MASELOT est né le 26 décembre 1877 à Lille. Jeune, il habite au 68, rue du calvaire à Fives-Lille.

A 16 ans, il commence à sculpter. Il fera des études à l’école des Beaux-Arts de Lille et à l’école des Beaux-Arts de Paris. En 1895, à 18 ans, il reçoit un premier prix de sculptures. De nombreux prix et médailles lui seront attribués.

Après la guerre de 1914/1918, il travaille en érigeant des monuments du souvenir de la guerre. Il est alors remarqué par l’architecte lillois Denis CORDONNIER qui lui confie de nombreux travaux comme l’érection du Calvaire de Lisieux.

Marié en 1902 avec Marguerite PIETON, ils auront 4 enfants (Marguerite née en 1903, Adolphe surnommé Ado né en 1904, Jean né en 1906 et Edouard en 1909).

Puis, il ouvrira a propre entreprise où il travaillera avec ses enfants.

En 1935, il installe son atelier et sa maison au Grand’But à Lomme près de Capinghem.

On lui connait de très nombreuses œuvres dont la statue de St Chrysole à Verlinghem, les monuments aux morts de Comines et de Deulèmont, les calvaires de Pérenchies et de Capinghem, le monument aux morts du Mont Kemmel et des réalisations dans les églises de la région.

Il meurt le 14 avril 1959 et est inhumé dans le cimetière de Capinghem ».

 

Après la guerre de 1939/1945, la section des prisonniers de Pérenchies reçoit son drapeau.

Cérémonie sur la Place du Général de Gaulle à Pérenchies.

Document SPMC numéro 2 775

 

Cérémonie patriotique devant le monument aux morts de la Place du général de Gaulle.

Photographie non datée.

Document SPMC numéro 2 374

 

Cérémonie patriotique avec les anciens marins en mairie de Pérenchies.

Non datée. Document fourni par M. Jules LESCHAEVE, père de Marguerite-Marie DELOBEL.

Document SPMC numéro 2 985

 

D’autres documents nous sont parvenus depuis. Nous pouvons vous les présenter ci-dessous :

 

Les années de guerre (1939/1945) et le hameau du Fresnel

Pierre Haigneré. Texte publié sur notre blog l’année dernière.

« Le 10 avril 1944, un déluge de bombes s’abattait sur la cité de Lille Délivrance et sur la gare de triage faisant un grand nombre de victimes et provoquant d’immenses destructions dans la gare mais surtout sur les maisons des cheminots dont plus de la moitié était dévastée et rendue inhabitable.

Ma famille vécut cet enfer, blottie sous l’escalier, et sortit quasiment indemne pour rejoindre les autres habitants qui, hébétés, contemplaient la désolation du quartier et essayaient avec des moyens dérisoires de sauver les personnes enfouies sous les décombres.

 

Carte postale Lille-Délivrance vers les années 20 à 30

 

Carte postale "Lille Délivrance"

(Frédéric Faucon, président de "Lomme des Weppes")

 

Document après le bombardement de Lille Délivrance.

(Frédéric Faucon, président de "Lomme des Weppes")

 

Pendant deux à trois jours, nous errâmes dans des abris provisoires mis à disposition par des voisins compatissants mais il fallut rechercher un logement plus pérenne et nous prîmes la route avec une carriole tirée par un âne emmenant le peu de mobilier pas trop endommagé pour nous réfugier chez une vieille dame propriétaire d’une ancienne forge au hameau du Fresnel entre Pérenchies et Houplines composé de quelques fermes et de maraîchers.

Ce fut une vraie surprise pour mes parents, mes deux frères et moi-même. Agé de 8 ans, je découvrais un monde rural jusqu’alors inconnu qui ouvrait des espaces immenses consacrés à l’agriculture et au maraîchage d’où étaient absents les commerces traditionnels mais surtout l’école, le stade et la piscine que je fréquentais assidument dans mon quartier cheminot aujourd’hui anéanti.

Nous étions devenus des « sinistrés » ou selon le cas, des « réfugiés ». Une nouvelle vie commençait avec les nombreuses contraintes d’un éloignement de toutes les structures éducatives et commerciales. Le matin, il me fallait partir assez tôt pour rejoindre à pied les classes de l’école primaire de Pérenchies qui se trouvait à 2km500m et cette distance, il me fallait la parcourir par tous les temps quatre fois par jour!

 

La rue de la Prévôté à Pérenchies. Années 20 à 40.

Carte postale "Si Pérenchies m'était contée..." numéro 1 179

 

Cette contrainte ne dura pas trop longtemps car ma mère, sur un conseil médical, jugea qu’il était préférable de rester le midi aux abords de l’école et, faute de cantine, m’équiper d’un sac dans lequel elle pourrait loger une « gamelle » contenant quelques légumes  à réchauffer et à consommer sur place.

Il fallait pour cela trouver un abri bienveillant proche de l’école et c’est ainsi que je pris pension au café Marseloo sur la place de l’église où je reçus un très bon accueil pendant tout mon séjour à Pérenchies.

 

La Grand'Place et ses cafés. Années 30 à 40.

Carte postale "Si Pérenchies m'était contée..." numéro 1 228

 

 Le café Marseloo le 25 mai 1943. Mme Marseloo et sa fille.

Photographie  SPMC numéro 269

 

La guerre toutefois continuait et, dans le ciel d’été, les avions brillaient sous le soleil mais leur charge mortelle était cette fois destinée au sol allemand dont les troupes, sous pression, commençaient leur repli en évitant les grandes routes.

 C’est ainsi que leur itinéraire de retraite conduisit certaines unités à circuler par la petite voie départementale passant devant le Fresnel et même à s’y arrêter suite à une attaque imprudente de quelques résistants du côté de la barrière de Prémesques.

Des soldats firent irruption dans le petit café où les habitants s’étaient réfugiés partageant leur peur en se regroupant. J’ai un net souvenir de la scène qui suivit car le temps s’était arrêté lorsqu’un officier pointant son arme nous dévisagea pour tenter de trouver un coupable.

Ce fut certainement un moment dont les témoins de la scène se souviennent encore car s’il ne dura que quelques minutes, son intensité nous marqua pour toujours.

Deux autres scènes sont liées à cette période troublée. C’est d’abord une lutte perdue que mena courageusement ma mère avec un soldat allemand qui voulait emporter le seul vélo de la famille permettant à mon père d’aller travailler.

 

Le café Marseloo vers 1943. Mme Marseloo,  sa fille et d'autres personnes.

Photographie  SPMC numéro 254

 

Le café Marseloo.  Mme Marseloo. L'intérieur.

(Photographie  SPMC numéro 251)

 

L’autre souvenir plus réconfortant car il se situe en fin des hostilités et alors que je prenais mon repas, c’est d’avoir été témoin du retour des camps de prisonniers, après cinq ans d’absence, du mari de Mme Marseloo qui, non prévenue, manifesta une immense émotion que j’ai en partie partagée et dont la mémoire reste vive.

Cette parenthèse agreste (NDLR : rustique) prit fin en 1945 mais j’emportais, outre les scènes guerrières, des souvenirs plus proches du quotidien des fermiers et des maraîchers notamment en aidant notre voisin à repiquer des plants de poireaux dans un champ qui me paraissait sans limites me causant des courbatures toute une semaine.

Le terrain de jeux que constituaient les champs de blé tout juste moissonnés avec leurs bottes de paille éparpillées nous donnaient de multiples occasions  d’inventer des histoires de bataille d’autant que les escadrons militaires dans leur passage avaient laissé des quantités de munitions que, dans notre inconscience, nous manipulions sans vergogne.

Mon grand plaisir restait le retour au domicile, en fin de journée d’été, qui s’effectuait dans la carriole du fermier tirée par un grand cheval avec parfois le droit de tenir les rênes quelques instants dans ces chemins vicinaux où ne circulait aucune voiture.

 

Photo d'illustration pour l'article. Non datée. Vers années 30.

Des maraichers dans le quartier du Fresnel à Pérenchies.

A droite, Henri Jourdan (né en 1933) et sa mère Hélène Jourdan Cotreuil en visite dans la famille Gruson .

(Photographie  SPMC numéro 1 816)

 

Photo d'illustration pour l'article. Non datée. Vers années 30/40

Des maraichers dans le quartier du Fresnel à Pérenchies.

A gauche, Jean-Marie Gruson et une employée agricole belge, Céline. 

(Photographie  SPMC numéro 1 808)


 

Photo d'illustration pour l'article. Non datée.

G. Verwaerde-Dubois. Quartier de la Prévôté à Pérenchies.

(Photographie  SPMC numéro 1 739)

 

Le départ pour retrouver la cité de cheminots fut un moment important de mon enfance car à la rupture tragique de la guerre s’y était ajoutée cette parenthèse que constitua le partage pendant deux années du mode de vie du monde agricole avec sa relation au temps rythmée par les saisons et les variations climatiques.

J’en garde un souvenir ému et j’utilise encore aujourd‘hui une partie de mon temps libre pour retrouver les parcours d’enfance à travers les champs et les petites mares bordant les fermes où pataugeaient les familles de canards  sous les branches basses des saules.

 

Lomme le 13 novembre 2018 ».

 

Enquête après la guerre 39-45

Provenance : Archives Départementales du Nord

Document dépouillé et recopié par Marie-Claude VERVISCH

 

« Le 2 août 1950, le maire de Pérenchies envoie la réponse au questionnaire et lui écrit :

« Monsieur le Préfet, suite à votre communication du 13 mai 1950, j’ai l’honneur de vous retourner ci-joint le questionnaire relatif à l’histoire de l’occupation et de la libération de la France, accompagné des faits qui ont précédé immédiatement la libération, faits qui sont heureusement demeurés sans suite mais qui auraient pu amener de dures représailles s’ils avaient été connus des Allemands ».

 

Enquête sur Histoire de l’occupation et de la libération dans le département du Nord (1940-1945)

Questionnaire adressé par les correspondants départementaux de la commission d’Histoire de l’occupation et de la libération de la France.

A messieurs les maires du département du Nord sous couvert de monsieur le Préfet du Nord.

N.B. : Les renseignements fournis par ce questionnaire sont exclusivement destinés à des fins historiques. Ils restent donc strictement confidentiels. Les réponses seront conservées aux archives départementales au même titre que tous les documents publics ou privés et ne pourront être communiqués éventuellement à des chercheurs qu’après le délai légal minimum de 50 ans. Il est probable qu’il ne vous sera pas possible de répondre à toutes les questions. Faites-vous aider par tous ceux qui sont susceptibles de vous renseigner : Adjoints, secrétaire de mairie, (pour tous les renseignements statistiques) et personnes capables de vous donner des indications utiles.

Guerre 1939-1940, occupation de la commune en 1940

1) Combien d’hommes de la commune ont été tués ou blessés de septembre 1939 jusqu’à l’armistice ?

Tués : 14

Morts suite de blessures ou maladie : 3

2) Combien y a-t-il eu de prisonniers ?

217

3) Sur ce dernier chiffre, combien d’hommes sont rentrés entre 1940 et 1945 ?

64

4) Combien de prisonniers de guerre sont revenus après la capitulation de l’Allemagne ?             

145

5) Y a-t-il des prisonniers de guerre qui ne sont pas revenus ?

Non

6) Y a-t-il des prisonniers de guerre qui sont morts en captivité ?

8

7) La commune a-t-elle subi des bombardements avant l’occupation par les allemands ? (Dégâts ? Victimes civiles ?)

Oui. Bombardement d’artillerie. Dégâts aux immeubles. Pas de victimes.

8) S’est-on battu sur le territoire de la commune au moment de l’invasion (juin 1940) ?

Non.

Préciser si possible les éléments en présence, les dégâts causés, le chiffre des militaires et des civils tués ou blessés durant ces combats ?

9) A quelle date la commune a-t-elle été occupée en juin 1940 ?

Le 29 mai 1940.

L’occupation

10) Les allemands ont-ils séjourné plusieurs fois dans votre commune ? Indiquer si possible les dates de leur séjour ou passage ?

En juin 1940.

D’août 1940 à février 1941 

11) Ont-ils commis au cours de l’occupation des déprédations et des dégâts : Oui

a)      A des bâtiments publics ? Non

b)      A des propriétés privées ? Oui

Dégâts aux locaux industriels du matériel d’incendie, aux locaux, de matériel de cantonnement et camions.

12) Ont-ils saisi des otages, exercé des sévices et des violences, surtout à la fin de l’occupation ?

Viols de deux femmes en septembre 1944.

13) Combien d’hommes de la commune ont-ils été requis pour le service du travail obligatoire (S.T.O.) ?

Une centaine

14) Combien y en a-t-il qui sont partis en Allemagne ?

58

15) Sont-ils tous revenus ?

Non, 1 disparu, 3 décédés.

16) Parmi les hommes ou les jeunes gens requis, plusieurs ont-ils pu se dissimuler dans des fermes ou ailleurs et prendre le maquis ?

Trois, ont pris le maquis.

17) Avez-vous eu connaissance que des hommes et de jeunes gens requis pour le S.T.O. étrangers à la commune ont pu s’y dissimuler et s’y cacher jusqu’à la libération ?

Non

Pouvez-vous indiquer même approximativement d’où ils venaient ?

18) Ces hommes aidés de ceux de votre commune, ont-ils fait partie du maquis, sont-ils entrés dans les F.F.I. ?

19) Y a-t-il eu des hommes ou des jeunes gens de votre commune fusillés par les Allemands ?

Non

Faits de guerre de 1940 à 1945 :

20) Le territoire de votre commune a-t-il été bombardé, par les alliés de 1940 à 1945 ?

Oui.

21) A quelles dates ?

1er : le 11 avril 1944

2ème : le 26 août 1944

22) Quel objectif visaient-ils ?

1er : gare de Lomme-Délivrance

2ème : train en gare de Pérenchies

23) Cet objectif a t-il été atteint ?

1er : oui

2ème : non

24) Des dégâts ont-ils été commis par les bombardements alliés ?

Oui

25) Y a-t-il eu des maisons détruites ?

6

26) Y a-t-il eu des victimes ? Combien ?

6

27) Des atterrissages forcés d’avions alliés ont-ils eu lieu sur le territoire de la commune ?

Non

28) Les aviateurs sont-ils parvenus à s’échapper ?

29) Dans quelle condition s’est opérée la libération de votre commune ? Y a-t-il eu résistance de la part des Allemands ? Résumer brièvement les engagements qui se sont déroulés.

Non

30) Les Allemands avant de s’en aller, ont-ils incendié des maisons, détruit des ponts, voies ferrées …?              

Incendie de 2 magasins de matières premières dont l’un était converti en magasin de vivres de l’armée allemande.

La résistance

31) Certaines personnes de votre commune ont-elles, de façon effective, participé à des mouvements de résistance, ou à des actions ?

Oui

32) Pouvez-vous (avec leur autorisation), nous donner leurs noms ?

33) A quel groupement ou à quel réseau appartenaient-elles ?

Voix du Nord et W.O.

34) Des personnes de votre commune ont-elles été arrêtées par la police allemande ou française, jugées ou déportées en Allemagne pour fait de résistance ?

Oui, 3 personnes ;

35) Savez-vous en quel camp elles ont été envoyées ?

36) Sont-elles revenues ?

Un est décédé.

37) Indiquer les personnes de votre commune qui sont morte en déportation ?

Catteau Louis

38) Existait-il dans votre commune, un maquis ou des groupes de F.F.I. ?

Groupes F.F.I.

39) Quels en étaient les chefs ?

Bossaert Raymond, Voix du Nord

Sapin Fernand, W.O.

40) Des actes de sabotage contre les Allemands ont-ils été exécutés dans votre commune ?

Oui :

Destruction de voies ferrées par explosifs et engins de destruction.

Incendie de wagons de lin et paille.

41) Lesquels ?

42) Y a-t-il eu dans votre commune des parachutages ? D’armes ou d’hommes ? Des avions s’y sont-ils posé clandestinement ?

Non

43) Comment s’est manifesté d’une façon générale la résistance aux Allemands et aux lois d’oppression ?

Publication du journal clandestin Voix du Nord et sabotages.

44) Certaines personnes de votre commune ont-elles été décorées pour faits de guerre ou de résistance ?

Oui

45) Comment s’est effectué le contact avec les Américains, ou avec les troupes françaises ?

Les troupes anglaises arrivées dans la matinée du 6 septembre 1944 alors que les troupes allemandes avaient quitté la commune dans la nuit

46) Racontez tout fait digne d’une relation dont vous avez été témoin qui ne figure pas dans le questionnaire.

Voir note jointe.

47) Indiquez ici en résumé le nombre total des victimes de la guerre dans votre commune ;

A : par faits de guerre :

Militaires : 17. FFI : 7. Victimes civiles : 14.

B : prisonniers ou morts en Allemagne : 8

C : déportés de la résistance ou du travail :

Déportés de la résistance fusillés par les Allemands : 1. Déportés du travail morts en Allemagne : 3

Total : 50

 

Note ajoutée :

Faits de guerre particuliers à la commune.

 « En juillet 1944, les Allemands avaient installé dans un bâtiment, précédemment à usage de magasin de matières premières, des établissements Agache, en bordure de la rue de Lille (actuellement rue de Général Leclerc), un magasin d’approvisionnement de vivres d’armée.

Lors de la retraite, les troupes de passage emportèrent une partie des denrées entreposées et, le 3 septembre 1944, les services allemands de l’intendance tentaient de faire sauter le bâtiment et mirent le feu aux approvisionnements qui restaient avant de quitter le magasin.

Un groupe local de F.F.I, voulant se procurer des armes, tenta de s’emparer du fusil d’un soldat allemand qui se reposait dans un café situé en face du magasin. Ce dernier réagit et tira, blessant l’un d’eux qui riposta et abattit l’Allemand d’un coup de revolver.

Ces faits se passaient vers 10 h du matin. Les membres des F.F.I. laissant leur victime sur place quittaient le café.Ce que voyant, la tenancière fermait ses portes et quittait prudemment sa maison, laissant le soldat allemand, râlant dans la salle de café.

Pendant que se déroulaient ces événements, des troupes allemandes en retraite continuaient à défiler sur la route, s’approvisionnant au passage au magasin, et se regroupaient sur la grand place et aux environs, hésitant visiblement sur la direction à prendre.

Le bruit de la bagarre entre le F.F.I. et le soldat allemand avait transpiré dans les environs et se répandit rapidement dans la commune. Il était à craindre que le fait arrive à la connaissance des troupes allemandes. Le risque était d’autant plus grand que dans un sursaut, le soldat allemand était parvenu à se traîner jusqu’à la porte du café et à briser un carreau d’un coup de botte. Il eut suffi qu’un Allemand veuille pénétrer dans le café et aperçoive le corps pour déclencher sur la commune des plus terribles représailles.

Heureusement, vers 13 heures, les troupes regroupées quittaient le centre de la commune et allaient se poster à la limite Nord, dans les « bas » se préparant à la défensive.

Dans l’après-midi, profitant de l’accalmie, quelques habitants du quartier enlevèrent le corps du soldat allemand pour l’inhumer au cimetière dans une fosse provisoire.

Quelques patrouilles, en motocyclettes et automobiles, visitèrent la commune au cours des jours qui suivirent, s’emparant d’un camion automobile aux établissements Agache, mettant le feu à un magasin de matières premières et tirant à la mitrailleuse à tors-et-à-travers sur leur passage.

Dans la nuit du lundi 5 au mardi 6 septembre, les troupes allemandes quittaient la commune après avoir violé deux femmes du quartier dit « des bas » et enlevé des véhicules automobiles, chevaux et voitures hippomobiles.

Le 6 septembre, au matin, vers 8h ½, les premiers chars anglais arrivaient dans la commune, venant de la direction de Lomme.

Toute la population leur fit un accueil chaleureux ainsi qu’aux troupes qui défilèrent ensuite, en camions, pendant toute la journée.

Rédigé, pour être mis à l’appui du questionnaire relatif à l’histoire de l’occupation et de la libération de la France. A Pérenchies le 2 août 1950. Signé : Le maire. »

  

Les tombes militaires du cimetière de Pérenchies.

Document SPMC tombes cimetières.


Photographies du café, où se sont déroulés les événements qui causèrent la mort d’un soldat allemand en 1944, prises dans le dernier quart du 20ème siècle

 

Le devant du café de la gare. Fin 20ème.

Document SPMC numéro 469

 

Le café de la gare et son dernier exploitant. Fin 20ème. Le comptoir.

Document SPMC numéro 353

 

 

Le café de la gare. Vue de la salle. Fin 20ème.

Document SPMC numéro 352

A suivre…

 

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Philippe JOURDAN. Si Pérenchies m’était contée…

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Philippe JOURDAN

Correction et édition : Jean-Pierre COMPERE, administrateur du Blog

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