dimanche 17 mai 2020

Connaissez-vous Pérenchies et son passé ? Les enfants de Chœur, avenue du Kemmel.

Document : Pérenchies et son passé numéro 51

Les enfants de Chœur de Pérenchies vers 1970. Avenue du Kemmel.
Document SPMC numéro 3 996
Commentaire :
« Nous sommes dans les années 70. C’est la Pentecôte et la célébration des professions de foi appelées autrefois communions solennelles. Le groupe des enfants de Chœur se prépare à précéder la procession des communiants qui célèbrent cette fête catholique. Au loin, on les devine. Ils vont prendre la direction de l’église Saint-Léger de Pérenchies et stationnent au début de l’avenue du Kemmel.

A gauche, se trouve le square qui s’étendait derrière le monument aux morts. A côté, on voit l’entrée d’un garage. Il s’agissait de la morgue où le cercueil était déposé pour être visité et béni par les participants aux funérailles. Le local était tendu d’une toile noire décorée de motifs métalliques. La famille se tenait, debout,  de chaque côté du cercueil.
Ensuite, se trouvait ce que l’on appelait le jardin du curé avec un préfabriqué qui servait pour le catéchisme ou les réunions paroissiales.
La première maison, où l’on voit une personne à la fenêtre, était le presbytère composé de deux maisons, celle du curé puis celle des autres prêtres permanents comme les vicaires ou de passage comme les missionnaires.
Aujourd’hui, le square et le jardin du curé, propriétés de la ville, sont devenus deux places qui accueillent des véhicules en stationnement et, tous les samedis, le marché.

Les enfants de Chœur portent une simple aube blanche et une croix. Quelques années auparavant, ils étaient vêtus d’une tenue rouge et d’un haut blanc décoré de dentelles. Il me semble que si on remonte plus loin dans le temps, ils avaient même des sortes de chaussons rouges et une petite calotte sur la tête. Il ne reste rien de ces tenues car elles ont été rangées autrefois avec les bannières qui décoraient l’église le jour des funérailles ou des mariages dans une salle où l’humidité les a détruites en même temps que le dais de procession.  

Le personnage au centre des deux files est le responsable des enfants de Chœur que l’on appelait tout simplement le chef des enfants de chœur. Ici, il s’agissait d’André SLEMBROUCK. A cette époque, seuls les garçons pouvaient servir les messes. Par la suite, le groupe devient mixte.

Comme l’a rappelé Roger DUTRIEZ, dans un autre texte publié sur ce blog, à Pâques, ceux-ci allaient en équipes dans toutes les maisons de la paroisse chercher ce que l’on appelait « les Pâques des enfants de Chœur ». Les habitants offraient ce qu’ils voulaient, des confiseries, des biscuits, des œufs et par la suite de l’argent qui servait à un voyage d’agrément.
Ils étaient munis de charrettes à main pour y déposer les dons et, autrefois, d’une crécelle en bois, un objet qui en tournant faisait du bruit. Cette crécelle servait aussi, lors des célébrations qui précédaient la fête de Pâques, à remplacer les petites cloches utilisées lors des offices puisque, selon la tradition, elles étaient parties à Rome…
La tradition s’est, petit à petit arrêtée, car il y avait de moins en moins de pratiquants et les enfants étaient de plus en plus mal reçus par certains habitants !

A cette époque, la paroisse offrait aussi à deux enfants de Chœur choisis parmi les plus anciens la possibilité de participer gratuitement au Pèlerinage de Lourdes vers juin. Avec les pèlerins, ils étaient accueillis toujours dans le même hôtel, « A la croix de Lorraine », il me semble.  Après une nuit en train avec des périodes de chants et de récitations de prières, la petite ville pyrénéenne de Bernadette apparaissait avec, comme première image, alors que le train approchait de sa gare, la grotte visible de l’autre côté d’une prairie et les chapelles construites au-dessus ».   


Philippe JOURDAN  (2 mai 2020)


En cette période de confinement que notre pays n’a jamais connue depuis des décennies en dehors des guerres, nous avons pensé que notre association pouvait vous présenter chaque jour un document extrait de notre fond documentaire composé de plus de 8 000 photos.
Quand l’occasion se présentera, un petit commentaire suivra la photographie. La page sera publiée chaque jour à partir de 10H.
N’hésitez pas à nous transmettre vos propres commentaires ou informations sur le sujet présenté. Cela permettra de compléter nos connaissances sur Pérenchies et son passé.
Philippe JOURDAN, Président de « Si Pérenchies m’était contée … » 20 mars 2020

Correction et édition : Jean-Pierre COMPERE, administrateur du Blog

Aucun commentaire:

Publier un commentaire

message de formulaire