samedi 28 novembre 2020

CONNAISSEZ-VOUS PERENCHIES EN CARTES POSTALES ET SON PASSÉ ?

 Pérenchies et son passé numéro 116.

Carte postale du samedi : Pérenchies fin 20ème, début 21ème. 

 

La rue du Général Leclerc à la fin du 20ème siècle.
Document SPMC numéro 1 316.


Commentaire :

Quand on regarde cette carte, on pourrait croire être en 2020. Seules les voitures témoignent d’une autre époque. Et pourtant…

A gauche, une belle demeure se dresse depuis plusieurs décennies. Levez les yeux et vous verrez qu’elle porte la date de 1929.Une statue qui ne peut-être que géante de la Vierge y est aussi installée tout en haut. Lors des processions, cette maison était richement décorée de bannières et de guirlandes.

Comment imaginer que des véhicules militaires anglais y ont stationné sous les vivats de la population libérée du joug nazi en septembre 1944 ?

La jeune génération ou les nouveaux habitants savent-ils, qu’en face, se trouvait, autrefois, l’ancienne église de Pérenchies entourée, à l’image de celle de Verlinghem, du cimetière ? Le passage de la voie ferrée qui coupa notre commune en deux en sonna le glas. Trop petite, trop fragilisée par les passages des trains, elle fut reconstruite où elle se trouve aujourd’hui. Le cimetière restera encore longtemps avant d’être, à son tour, déplacé. On raconte que les habitants de la rue de la Poste trouvaient parfois des ossements dans leurs jardins !

C’est là aussi qu’avait été installé en 1928, année de la Commémoration du Centenaire des Ets Agache, une petite filature fondée à Lille par Donat Agache, rue du Croquet en 1828, un buste en bronze, sur un piédestal en pierre de Soignies, et qui représentait Edouard Agache.

 

Revenons à notre belle demeure. Y vivait, dans les années 30, une famille dont le père était horloger et originaire d’Australie. Lors de la seconde guerre mondiale, les Allemands n’apprécièrent pas cette nationalité et il fut surveillé!

Par la suite, plusieurs générations de fleuristes s’y sont implantées.

En face, se trouve la Maison Colette, une ancienne boutique dénommée « Au Bon Marché ». Si on regarde bien sous les deux fenêtres, on voit encore des petites gargouilles taillées dans la pierre pour évacuer les eaux de pluie. En 1931, le recensement nous signale la présence de Léonie Berte (née en 1879), épouse Colette, commerçante, de sa fille Marie-Louise (née en 1906) et de sa petite fille Denise (née en 1929).

Sur la photographie, une agence bancaire occupe le rez-de-chaussée.

Au XIXème siècle, c’est là que se trouvait la première maison commune, c’est-à-dire la mairie, et, à son côté, l’école composée d’une seule classe.

Un plan nous montre que la pièce était divisée en deux espaces séparés par une cloison. D’un côté, on trouvait les garçons et de l’autre les filles. A cette époque, la morale voulait que les élèves ne soient pas mélangés. Cela dura encore longtemps puisque moi-même, né en 1958, je fis toute ma scolarité primaire, dans les années 60, à l’école Jules Ferry fréquentée exclusivement par des garçons.  En maternelle, les sexes étaient mélangés. C’est en entrant au collège, que je retrouvai des élèves du sexe opposé.

Dans la vieille et unique classe du 19ème, le même enseignant avait alors un pupitre, monté sur une estrade, afin de dominer les deux groupes distincts.

La première école connue date de 1836. En 1843, elle fut agrandie avec une salle pour les garçons et une autre pour les filles.

  

Philippe JOURDAN

23 novembre 2020

 

En cette seconde et nouvelle période de confinement, nous avons pensé que notre association pouvait vous présenter chaque jour un document extrait de notre fonds de cartes postales composé de 400 clichés. Un petit commentaire suivra la photographie.

N’hésitez pas à nous transmettre vos propres commentaires ou informations sur le sujet présenté. Cela permettra de compléter nos connaissances sur Pérenchies et son passé.

  

Relecture et édition : Jean-Pierre COMPERE, administrateur du Blog

 

 

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