vendredi 4 septembre 2026

REUNION SPMC DU JEUDI 27 AOUT 2026 1ère partie.

Après la pause estivale, notre association fait sa rentrée et reprend les réunions un jeudi soir sur deux en dehors des vacances scolaires.

En revanche, il est à savoir que, durant tout l’été, nous avons continué les réunions du lundi après-midi. Un travail important y a été fait :

-        Classement des factures.

-        Rangement des coupures de presse.

-        Classement et rangement des vêtements anciens.

-        Construction de décors pour l’exposition de janvier 2027.

-        Après le tri des archives l’année dernière, un second tri et un classement sont en train d’être réalisés.

-        Tri des archives sur la guerre 1914/1918.

-        Rédaction des plaquettes sur le thème de la future exposition.

-        Création du plan de l’exposition.

-        Rangement de la réserve à matériel et aménagement plus fonctionnel.  

Le jeudi 27 août 2026, la seconde partie de notre année associative reprenait donc.

Ces réunions du jeudi soir rassemblent les membres actifs de notre association « Si Pérenchies m’était contée… » disponibles afin de commenter la vie de notre ville, de rendre compte de nos activités et de nos projets et de découvrir de nouveaux documents sur notre passé et le patrimoine de Pérenchies.

Philippe JOURDAN, président de SPMC.

 3 septembre 2026.



DECES D’AUGUSTO SANSOVINI

Histoire d’un centenaire, Augusto SANSOVINI.

Extraits d’un texte que nous a transmis son fils Patrice avec l'aide de Florence CAPPELLI, provenant de la plaquette « Il Gazzettino » du CFIP (Cercle Franco-Italien de Pérenchies) publiée pour les 40 ans de l’association en 2016.

« Je suis né le 25 août 1923 à Popoli en Italie. Rien ne me prédestinait à m’installer dans le Nord de la France. J’avais travaillé deux ans en Allemagne du Nord, à Lubeck, sur la mer Baltique, dans les chantiers navals, et au sortir de la guerre, la république italienne, nouvellement créée, se rappela à mon bon souvenir en me demandant de faire mon service militaire à Trieste comme garde-frontière, puis à Naples.

Une fois le service terminé, j’avais envoyé un dossier pour pouvoir repartir travailler en Allemagne qui avait besoin de main-d’œuvre pour sa reconstruction. En attendant, je continuais à travailler dans les briqueteries alentours. Ce travail était saisonnier et m’occupait seulement de mars à octobre. En effet, on ne fabriquait pas de tuiles ou de briques en hiver à cause de l’humidité. Je travaillais avec mon père Aurelio et mon frère Ugo.

A Pâques 1957, je rencontre Nicola Di-Battista, un voisin et ami, qui était déjà installé à Pérenchies depuis un moment, et, dans la discussion, il me demande si je suis intéressé pour venir en France. Il me racontait qu’il y avait du travail à chaque coin de rue et que la France était demandeuse de main-d’œuvre. A Pérenchies, il y avait une briqueterie qui cherchait des ouvriers surtout avec du savoir-faire : c’était l’usine Despature-Cousin.

Cela m’intéressait. Quelques semaines plus tard, je recevais une convocation pour me présenter au centre d’immigration de Pescara. Suite au feu vert donné par les autorités médicales, je reçois quelques semaines après un contrat de travail en bonne et due forme et une convocation pour me présenter chez Despatures à « Pérenkies » (prononcé à l’italienne). Mon frère Ugo avait décidé de prendre le même chemin que moi. Début juin 1957, nous voilà partis. Arrivés à la gare de Milan, nous nous rendons au centre d’immigration où l’on nous sert un repas chaud, et où, nous devons repasser une visite médicale avec un médecin français exigeant. Sur 200 personnes, la moitié seulement ont eu le tampon « apte » pour venir en France.



Nous pouvons alors continuer le voyage et arrivons à Reims, tard dans la soirée. La correspondance pour Lille est partie et nous sommes seuls dans la gare. Le chef de gare, qui devait fermer la gare, a compris que nous n’avions pas d’argent pour aller à l’hôtel et nous a proposé de dormir dans le dépôt des bagages fermé à double tour. Le lendemain, nous reprenions le voyage.

Arrivés à Lille, c’est un cheminot qui nous met dans le bon train. Son aide et sa gentillesse, ce sont les premières images sympathiques que je découvre de cette région du Nord.

Nous arrivons à Pérenchies, en début d’après-midi, puis, direction la ruelle des Cousins où nous retrouvons les Silvestri. Cela nous réconfortait car les parents et les enfants étaient nos voisins avant-guerre à Popoli. Ils nous conduisent au château Despature, dans le bureau du médecin. On y installe des matelas, nous étions agréablement surpris.

Chez Despature, nous avons retrouvé des italiens du pays et fait connaissance avec d’autres. J’ai travaillé comme cuiseur durant 4 ans et toujours de nuit.

En 1961, je décide de demander une augmentation de salaire à M. Despasture. Comme il refuse, je quitte l’entreprise et j’entre alors à Ugine Kuhlmann à Saint André. C’était un métier nouveau, celui de la chimie industrielle. J’ai fait différents postes, surveillé des mélanges de toutes les couleurs, des acides, des nitrates et des engrais que j’ai dû doser. J’ai aussi surveillé des cadrans de pression pour éviter des accidents graves car l’usine était classée Seveso.

Je me suis marié en 1965 avec Marie-Jeanne Millevylle, qui habitait déjà rue Henri Bouchery où j’ai acheté la maison lorsque la société Agache l’a mise en vente.

J’ai eu un fils Patrice en 1966.

Ces années 60/70 étaient des années heureuses dans une France qui travaillait et s’amusait aussi. Je n’ai jamais eu l’intention de retourner au pays. J’étais trop bien ici.

J’ai toujours fait la route à bicyclette, de Pérenchies à St André, été comme hiver, par beau temps comme par temps de neige. Pendant plusieurs années, je n’ai pas pris de congés et j’ai toujours privilégié le travail de nuit pour gagner plus.

Puis, est venu le moment de la retraite. Comme il y avait des élections au Cercle Familial des Italiens de Pérenchies, Maria Di-Battista, élue présidente, me demanda de faire partie du bureau et je fus élu au CA où je suis devenu secrétaire.

Au club, je retrouvais des amis. J’ai fait aussi connaissance avec d’autres Italiens que je connaissais peu. Ces années du cercle furent formidables de camaraderie et de convivialité. J’avais plaisir à m’investir. Les soirées « spaghetti » étaient mémorables. Le mieux, c’était le samedi soir, les parties de pétanque en été. En hiver, on jouait aux cartes jusqu’à 1h ou 2h du matin. 

Dans les années 90, beaucoup sont partis au club de pétanque et j’ai suivi le mouvement.

J’ai arrêté le cercle en 1993. Aujourd’hui, je suis les activités du nouveau CFIP. C’est différent. C’est autre chose mais je suis content qu’il perdure et qu’il attire du monde.

Ce vendredi 25 août 2023, mon fils Patrice a décoré la maison de quelques banderoles et de 3 chiffres qui marquent le nombre 100. Un vrai carnaval ! Sur la table, quelques verres et biscuits attendent les amis de passage pour fêter mes 100 ans. Sur la porte, un petit écriteau invite les personnes qui le souhaitent à entrer dans mon foyer, occasion d’évoquer de nombreux souvenirs vécus au cours de ces 100 années ».

 

DECES DE SŒUR ADRIENNE

 

Mme DEARAUJO, membre de notre association SPMC, vient de nous apprendre, avec émotion, le décès de Sœur Adrienne, Odette de son prénom, ce vendredi 31 juillet 2026, dans la maison de retraite de l’ancienne maison mère de la congrégation à Angers, à l’âge de 95 ans. Nous présentons toutes nos condoléances à sa famille, ses amis et à l’ensemble des religieuses de la Charité d’Angers, la forêt. Sœur Adrienne est restée très longtemps dans la maison des religieuses de la rue Gambetta, aujourd’hui le secrétariat de l’école privée Sainte-Marie de Pérenchies. Elle gérait le quotidien. Elle s’occupait aussi du patronage Saint-Léger et, en son sein, des clubs Perlin et Fripounet, de l’A C.E. (Action catholique de l’Enfance). Tous les mercredis et samedis après-midi, hors vacances scolaires, on y accueillait en deux groupes des enfants afin de leur proposer des activités de loisirs, le mercredi pour les plus grands et le samedi pour les plus jeunes. Des animateurs bénévoles encadraient la structure sous la direction de Sœur Adrienne, contrôlée de loin par Sœur André. Entre les deux sœurs, ce n’était pas tous les jours facile. Sœur André était une femme de caractère aimant diriger et planifier. Sœur Adrienne était plus dans la retenue, n’hésitant pas à accomplir les tâches que d’autres n’aimaient pas faire. Elles surent néanmoins faire ensemble dans des objectifs communs et fédérateurs au service de leur foi, de leurs engagements pour les autres et pour notre ville et notre paroisse Saint-Léger. Sœur Adrienne que l’on appelait « Ma sœur » était une petite femme, toute menue, portant des lunettes.



Je ne l’ai jamais connue en tenue religieuse, celle-ci portant des vêtements civils. Un jour, mes sœurs ayant fréquenté l’école Sainte-Marie, on me demanda de consacrer quelques heures à ces animations. Par la suite, on quitta l’école Sainte-Marie, pour 2 préfabriqués municipaux sur le terrain scolaire car il devenait difficile d’utiliser 2 fois par semaine une salle de classe à l’école Sainte-Marie, l’enseignante devant chaque fois ranger son matériel… Durant quelques années, les clubs Perlin et Fripounet continuèrent alors sur le terrain scolaire avec la présence de Sœur Adrienne et de nombreux animateurs toujours bénévoles. Un jour, il fut demandé à mon père, Henri JOURDAN, de prendre la direction de la structure dénommée Patronage Saint-Léger. Petit à petit, sœur Adrienne et Sœur André abandonnèrent leurs responsabilités d’autant plus que je décidais de laïciser les clubs de loisirs et qu’ainsi fut fondée l’association « Enfance et Loisirs de Pérenchies », responsable légalement du Club N. C. C. (Nattes et Culottes Courtes) qui fonctionna encore de nombreuses années jusqu’au moment où la ville demanda à nous mais aussi au C. L. E. P. (Centre de Loisirs des Enfants de Pérenchies appelé aussi CLEEP, le E supplémentaire signifiant Eveil) d’arrêter nos activités, la municipalité prenant la relève…Sœur Adrienne a été aussi, durant plusieurs années, engagée par la ville de Pérenchies comme directrice du centre aéré municipal des petits en été.Par la suite, les religieuses quittèrent Pérenchies. Certaines prirent leur retraite à la maison de retraite de la rue du général Leclerc. Sœur Adrienne quitta Pérenchies. Je sais qu’elle se retrouva à un moment partageant l’habitation de Sœur André. Je ne sais plus où. J’eus l’occasion d’avoir alors quelques nouvelles par téléphone. Elles finirent leur vie à Angers où avait commencé leur vie religieuse. Une année, Sœur André est venue nous rendre visite à Pérenchies lors d’un Grand Spectacle. Beaucoup de gens furent heureux de la revoir.

Aujourd’hui, Sœur Adrienne n’est plus. Il nous reste de nombreux souvenirs de notre adolescence et de notre vie d’animateurs pour les enfants de Pérenchies. D’autres Pérenchinois ou des paroissiens auront peut-être aussi quelques souvenirs à évoquer… Merci pour tout ce temps consacré aux autres et pour ces valeurs qu’elle nous a communiquées qui ont sans doute fait ce que nous sommes devenus. 

Ses funérailles ont eu lieu mercredi 5 août dans une chapelle à Angers.

Philippe JOURDAN, président de 'Si Pérenchies m'était conté..."

 

DECES DE GERARD RICHARD

Facebook SPMC page 1 204 du 15 août 2026.

C'est avec une très grande tristesse que nous avons appris le décès, ce vendredi matin, à 10H30, de notre grand ami Gérard RICHARD, parti à l'âge de 87 ans, suite à un A. V. C.
Hier encore, il rendait visite à un ami et je devais le rencontrer prochainement pour évoquer, avec lui, sa grande passion, la vidéo et les films montrant Pérenchies hier ainsi que la vie associative. Durant de nombreuses années, Gérard a tenu, avec son épouse Monette, un magasin, rue Carnot. Lui, il était chauffagiste et je me souviens qu'il venait chez mes parents chaque année pour le contrôle de la chaudière. Si j'avais un problème de chaudière, un petit coup de fil, et il arrivait presque immédiatement. Un de ses fils a pris ensuite le relais.
La photo et la vidéo faisaient partie de ses passions. Que d'heures a-t-il consacrées à monter les images qu'il avait prises, à y ajouter quelques effets et à sonoriser l'ensemble. La chose s'était rapidement sue et plusieurs associations lui demandèrent d'enregistrer fêtes et concerts. Ses amis profitaient aussi de son talent pour filmer quelques fêtes familiales. Il avait également participé à de nombreux Grands Spectacles pour l'OMCL. Il venait filmer les répétitions et, le jour des représentations, il était dans les coulisses, filmant tous ces petits moments de vie qui restent aujourd'hui dans notre mémoire. Il avait été contacté par un journaliste qui souhaitait rassembler des documents sur la guerre d'Algérie et il s'était rendu à ce rendez-vous avec ses nombreuses diapos qui témoignent de moments de vie mais aussi de notre histoire. Membre de "Si Pérenchies m'était contée...", comme membre de soutien, il me contactait parfois car il avait retrouvé des pépites dans ses trésors visuels comme les vitrines décorées lors du Bicentenaire de la Révolution française ou d'autres fêtes dans Pérenchies. C'est avec un énorme plaisir qu'il m'apportait la cassette puis le DVD reproduisant ces scènes. Il m'avait beaucoup aidé lorsque nous avions voulu honorer Pierre DUFOSSEZ, président de l'OMCL, le jour de son départ. Il m'aida ainsi à réaliser de petits films sur la vie de notre ami commun. Ancien combattant, il était souvent présent lors des cérémonies patriotiques ou des animations de la section locale de l'UNC. Pour l'honorer, la confrérie l'avait intronisé Chevalier de la Tarte à Prônes de Pérenchies et, ce jour-là, il avait invité sa famille et il était très fier. Il ne savait pas dire non et il passait de longues heures dans son bureau rempli de films, de diapos, de photos et d'appareils techniques de prises de vues un peu anciens, profitant de cette retraite. Dès qu'on y allait, on montait à l'étage, et le temps passait vite à sa table de mixage car c'était un passionné. Sa femme insistait alors pour qu'on descende prendre un petit café. Il me disait qu'un jour il remettrait toute sa documentation visuelle à l'association d'histoire locale car il savait qu'on était aussi des passionnés et on se comprenait. Plusieurs drames familiaux, le départ d'être chers, s'étaient produits ces derniers temps et il répétait souvent qu'il n'atteindrait pas 88 ans. On aurait préféré que cela ne se vérifiât point. Il habitait à Lompret mais son cœur était à Pérenchies. La messe de funérailles a eu lieu ce vendredi 21 août 2026, à 9H30, en l'église Saint-Léger. Nous adressons, à son épouse, à ses enfants, à sa famille proche, à ses nombreux amis et aux associations qu'il accompagnait, toutes nos condoléances et toute notre affection. Lors de nos premières rencontres, je ne savais jamais comment je devais l'appeler, Gérard ou Richard ! Aujourd'hui, j'ai une pensée émue pour Gérard, un de mes amis. Sur son adresse mail était écrit « coeur2lion ». Son cœur a cessé de battre mais il restera dans notre mémoire et dans notre vie locale car il a longtemps battu pour sa famille, ses amis et notre commune, au service des autres.  
Comme il était toujours derrière un objectif, on a peu de photos de lui. Néanmoins, j’en ai trouvé quelques-unes.
Aujourd'hui, il s'est éclipsé, mais on sait qu'il est parti avec, sur son épaule, la dragonne d'un appareil photo et, dans la main, une caméra.

Philippe JOURDAN, président de 'Si Pérenchies m'était conté..."

 En son honneur et pour l’aide qu’il nous a apportée, l’association d’histoire locale a décidé de lui dédier notre prochaine exposition de janvier 2027.



Voici le texte qui a été prononcé par sa fille, Sophie, le jour des funérailles.

« Aujourd’hui, nous sommes réunis pour rendre hommage à mon papa, Gérard.

Né le 6 novembre 1938 à Santes, il a connu, dès son plus jeune âge, une période difficile de notre histoire. Alors qu’il n’avait que quelques mois, la guerre éclatait. Ses parents durent évacuer, avant de revenir quelques semaines plus tard avec une charrette et un cheval, récupérés dans la débâcle.

De cette période, il gardera notamment le souvenir du bombardement de Lomme et de Lille en 1944, alors qu’il avait presque six ans.

Puis la guerre s’est terminée et, avec elle, sont revenues les petites choses simples de la vie, celles qui prennent parfois une valeur particulière lorsqu’on en a été privé : les oranges, les bananes, les frites, le mimosa, le bon pain blanc, le chocolat de Belgique… et puis le cinéma parlant, le tourne-disque.

Le cinéma, justement, allait prendre une place particulière dans sa vie.

Dès l’âge de 13 ans, il en était passionné. Cette passion ne le quittera jamais. Plus tard, elle se prolongera avec la vidéo, qui lui permettra de conserver des images de sa vie, de sa famille, de ses voyages et de tous ces moments qu’il ne voulait surtout pas laisser disparaître.

Après ses études en pensionnat, il revient aider ses parents dans leur activité de fabrication de machines agricoles. Puis vient le temps du service militaire, qui l’emmènera en Allemagne puis en Algérie. Il y découvrira le désert, jusqu’à Tamanrasset et au Hoggar, et assistera même, à Reggane, à l’explosion de la première bombe atomique française, le 13 février 1960.

En décembre 1962, il revient à la vie civile et reprend à Pérenchies un petit magasin de chauffage-sanitaire et quincaillerie.

C’est aussi à cette période qu’il rencontre Monette.

Ils se marient en avril 1963 et construisent ensemble leur vie de famille.

Trois enfants naîtront de cette union : Alexandre, Ludovic et Sophie.

En 1978, la famille s’installe à Lompret et le magasin déménage rue Carnot à Pérenchies.

Pendant toutes ces années, mon papa a travaillé, fait vivre son entreprise et surtout construit, avec Monette, cette vie de famille qui comptait tant pour lui.

En 1998, il cède son entreprise, tout en continuant à y travailler encore quelque temps.

Puis, en 2001, vient enfin le temps de la retraite. Mais pour lui, la retraite n’allait certainement pas signifier ne plus rien faire. Il avait encore tant de choses à découvrir, à filmer, à partager. Avec sa caméra, il a parcouru les routes, les voyages, les associations de Pérenchies. Il filmait les fêtes, les spectacles, les soirées cabaret, les coulisses… Il aimait être derrière l’objectif, observer, garder une trace. Au fond, c’était peut-être sa manière à lui de retenir le temps. Parce qu’il savait que les moments passent, que les années filent, mais qu’une image, un film, un souvenir peuvent rester. Et aujourd’hui, ce sont justement tous ces souvenirs qui restent de lui. Son histoire, son parcours, ses passions, son humour, ses habitudes, les moments partagés… Et surtout, tout ce qu’il a transmis à ceux qui l’ont aimé.

Papa, aujourd’hui nous devons te dire au revoir. Ce n’est pas facile. Mais nous voulons garder de toi les images d’une vie bien remplie, les souvenirs heureux, les voyages, les repas, les fêtes, les films, les éclats de rire et tous ces petits moments qui, avec le temps, deviennent les plus précieux.

Tu as aimé le cinéma toute ta vie. Tu nous as quittés le 15 août, jour de la Sainte-Marie, comme si ce jour avait une résonance particulière pour toi, puisque c’était aussi le jour de ta sœur adorée, ta marraine. Finalement, ce jour qui a toujours été synonyme de famille, de retrouvailles et de fête devient aujourd’hui le jour où nous devons te dire au revoir. Alors peut-être qu’aujourd’hui, nous pouvons simplement imaginer que le film de ta vie vient de s’achever. Mais les souvenirs, eux, continueront de défiler dans nos mémoires. Et tant que nous penserons à toi, ton histoire continuera de vivre. Au revoir Papa ». Sophie. Août 2026.

 

DECES DE JEAN-CLAUDE SERLOOTEN



C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de Jean-Claude SERLOOTEN, ce samedi 22 août 2026, à l’âge de 88 ans. Notre association d’histoire locale « Si Pérenchies m’était contée… » l’a rencontré de très nombreuses fois lors des forums d’histoire de la région, partageant sa passion de l’histoire et du patrimoine du Nord. Il était membre du conseil d’administration du Comité flamand de France, ancien président de l’Office de tourisme de Marcq-en-Barœul et membre actif des associations de sauvegarde des chapelles, des moulins et des retables de Flandre. Il avait organisé de nombreux forums à Marcq-en-Barœul, dans la grande salle du champ de course, à l’hippodrome du Croisé-Laroche. Notre association pérenchinoise y avait participé. Qui ne se souvient pas des énormes affiches présentant l’événement placardées dans toute la métropole ? Qui n’a plus en tête ce livret présentant chaque association et publié à des centaines d’exemplaires ? Il trouvait ces moyens par un carnet d’adresses énorme mais aussi par une facilité de parler et d’évoquer. Il connaissait tant de choses sur chacune de nos villes et quand on le croisait, il n’était pas question d’être pressé. Il avait toujours quelque chose à dire et des projets plein la tête à raconter. On le croisait aussi dans les forums d’histoire de la région lilloise entre les Weppes et le Ferrain ou entre le Mélantois, la Pévèle et le Carembaut, les différents quartiers de la Châtellenie de Lille. Merci pour ses connaissances, ses aides, son intérêt et sa bonne humeur. Il fut aussi ancien combattant A.F.N et président d’une section de l’U.N.C. Ses funérailles ont été célébrées le vendredi 28 août 2026, à 14 heures, en l’église du Sacré-Cœur à Marcq-en-Barœul, suivies de l’inhumation au cimetière de Merville dans l’intimité familiale. Nous présentons à son épouse, à ses 4 enfants et leurs conjoints, à ses 14 petits-enfants et ses 2 arrière-petites-filles ainsi qu’à toute sa famille et à ses nombreux amis ou associations qu’ils fréquentait toutes nos condoléances.

Philippe JOURDAN, président de « Si Pérenchies m’était contée… » (SPMC).

 

MORT DE PHILIPPE BOUVARD



 

TEXTE DU MAIRE SUR L’ANTISEMITISME DANS LE MONDE ET EN FRANCE

Face à l’augmentation des faits d’antisémitisme dans notre pays mais aussi ailleurs, le maire de Pérenchies a publié sur les réseaux le texte suivant :  

« Je suis Français, né à Lille de parents d’origine algérienne. Je suis catholique pratiquant et maire d’une commune où vivent ensemble des femmes et des hommes de toutes origines, de toutes convictions et de toutes confessions.

Cette histoire personnelle m’a appris une chose essentielle : nos différences ne sont pas une menace. Elles font partie de notre richesse commune lorsqu’elles s’inscrivent dans le respect, la tolérance et les valeurs de la République.

C’est précisément pour cela qu’aujourd’hui, je suis profondément révolté par la montée de l’antisémitisme en France et dans le monde.

Révolté de voir des Français insultés, menacés ou agressés parce qu’ils sont juifs. Révolté de constater que des paroles que nous pensions appartenir aux pages les plus sombres de notre histoire puissent à nouveau être prononcées, parfois ouvertement, parfois plus sournoisement, y compris dans le débat public ou politique.

L’antisémitisme ne commence pas avec la violence physique.

Il commence par un mot que l’on laisse passer, une plaisanterie que l’on banalise, un préjugé que l’on répète, une théorie complotiste que l’on partage sur les réseaux sociaux. Il commence aussi lorsque ceux qui devraient réagir choisissent de se taire.

Notre histoire devrait pourtant nous avoir définitivement vaccinés contre cette indifférence.

Nous savons où peuvent conduire la désignation de boucs émissaires, la banalisation de la haine et le silence d’une société. Commémorer la Shoah et les victimes de l’antisémitisme n’a de sens que si cette mémoire nous permet d’agir aujourd’hui.

Quelle France voulons-nous laisser à nos enfants ?

Une France dans laquelle un enfant hésiterait à dire qu’il est juif ? Une France dans laquelle une famille aurait peur d’afficher sa religion ? Une France dans laquelle certains de nos concitoyens ne se sentiraient plus pleinement en sécurité dans leur propre pays ?

Je refuse cette France là.

Être républicain, c’est aussi ne jamais choisir ses victimes.

Je condamne l’antisémitisme avec la même détermination que je condamne le racisme, la haine des musulmans, des chrétiens ou de toute personne en raison de son origine, de sa religion ou de sa couleur de peau.

La République ne hiérarchise pas ses enfants.

Les responsables politiques ont, dans ce combat, une responsabilité particulière. Nos paroles portent et nos silences aussi. Aucun calcul électoral, aucune stratégie politique, aucune circonstance internationale ne peut justifier la moindre ambiguïté face à l’antisémitisme.

Lorsque la haine franchit les limites de la loi, la justice doit agir avec fermeté.

Mais tout ne peut pas reposer sur la justice et la police.

Ce combat commence dans les familles et à l’école. Il passe par l’éducation, la connaissance de l’Histoire, la transmission de la mémoire et l’apprentissage du respect de l’autre. Les parents, les enseignants, les associations, les responsables religieux et les élus ont tous une responsabilité.

Et chacun d’entre nous peut agir.

Refuser une remarque antisémite. Ne pas partager la haine sur les réseaux sociaux. Soutenir celui qui en est victime. Signaler ce qui doit l’être. Expliquer l’Histoire à nos enfants. Aller vers celui que nous connaissons mal plutôt que de le craindre.

Je ne suis pas juif, mais l’antisémitisme me concerne.

Comme le racisme me concerne.

Comme toutes les formes de haine me concernent.

Parce que je suis citoyen, parce que je suis Français, parce que je suis élu de la République et, tout simplement, parce que je refuse qu’un être humain puisse être haï pour ce qu’il est.

L’Histoire nous a suffisamment avertis.

Alors ne détournons pas le regard. Indignons nous, éduquons, condamnons et protégeons.

Et sachons dire, chaque fois que cela sera nécessaire : « Non. Pas en mon nom. Pas dans ma ville. Pas dans mon pays. »

Face à l’antisémitisme, notre silence ne doit jamais être une option. »

 





 

Philippe JOURDAN

Le 3 septembre 2026. 

 

Edition et mise en page : Jean-Pierre COMPERE

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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