Une nouvelle réunion a rassemblé les membres actifs de notre association « Si Pérenchies m’était contée… » disponibles afin de commenter la vie de notre ville, de rendre compte de nos activités et de nos projets et de découvrir de nouveaux documents sur notre passé et le patrimoine de Pérenchies.
Philippe JOURDAN, président de
SPMC.
30 mai 2026.
Décès de Jean FINOT
« Nous venons d’apprendre,
avec tristesse, le décès de Monsieur JEAN FINOT survenu le 16 mai 2026 à l’âge
de 95 ans.
Nous présentons à ses enfants, à
ses nombreux petits-enfants et arrière-petits-enfants, aux membres de sa
famille et à ses amis, toutes nos condoléances.
Ses funérailles ont eu lieu le
mercredi 20 mai 2026, à 14H30, en l’église Saint-Laurent de Prémesques.
Jean est né à Pérenchies le 4
juillet 1930. Il y passera sa vie et participera, enfant, aux activités de la
paroisse et à la colonie du Mont des Cats mais aussi à la gymnastique avec la
société Jeanne d’Arc dont il sera d’ailleurs le président.
Il fit aussi partie de
l’association des anciens gymnastes de la J. A. P.
Durant de longues années, il
participera, comme sa famille, à la vie économique pérenchinoise et aidera le
milieu associatif de notre ville.
En 1961, il créera la société
SOFINOR, spécialisée dans le travail de l’acier inox pour les professionnels.
50 ouvriers y travailleront. Les bâtiments étaient installés rue de la Prévôté.
En 1988, la société partira à Bois Grenier.
Il a épousé Jacqueline dont il
était veuf. Ils eurent plusieurs enfants. Ces derniers temps, il séjournait aux
Tuileries.
Plusieurs fois, il rencontra
notre association afin d’évoquer sa famille mais aussi sa ville natale,
Pérenchies et la J. A. P. (Jeanne d’Arc de Pérenchies). Il était aussi fidèle à
nos expositions d’histoire locale. C’était un grand plaisir d’échanger avec
lui.
Sur son mortuaire, une phrase
montre la passion qui le liait à notre ville :
« A l’heure où
s’achève une longue vie, demeurent les traces d’un parcours, d’une présence
ancienne à Pérenchies et d’un chemin profondément lié à cette ville qui l’a vu
naître et vivre. »
LA FAMILLE FINOT
Le nom FINOT correspond à plus
d’un siècle d’artisanat à Pérenchies avec 5 générations.
La maison FINOT, comme on
l’appelait, fut créée en 1873 par Henri FINOT (1849- ?), fils d’Henri
FINOT (1814-1871).
Son fils, Henri (1874- ?),
prendra la relève en 1903 et son petit-fils, toujours un Henri (1904-
?), en fera de même en 1928.
Ce dernier épousera Marie
BLONDEAU. Ils auront plusieurs enfants, Gérard (1928), Jean (1930), Henri
(1931), Thérèse-Marie (1933), Paul-André (1936), Francis (1937).
- Gérard FINOT dirigera
les Ets FINOT et Cie, une entreprise de plomberie-sanitaire, tandis que son
épouse, Yolande VANDERSTRAETEN, tiendra, rue de la Prévôté, un magasin
d’électro-ménager, de chauffage et de cadeaux divers.
- Jean FINOT, dont
l’épouse se nommait Jacqueline SINNAEVE, créera le 13 janvier 1961 la société
SOFINOR spécialisée dans le travail de l’acier inox. En 1988, la société
partira à Bois Grenier.
- Francis FINOT, l’époux
de Josyane VANDERSTRAETEN, mettra au point, en 1982, un système innovant de
récupérateur de chaleur pour les cheminées de feu de bois sous la marque TIFON
dont les 5 lettres sont celles du nom FINOT.
Il a aimé sa ville comme nous
l’aimons.
Il y a marché, y a défilé, y a
appris tout en se développant et a transmis.
Il lui a permis de vivre.
Aujourd’hui, il peut se reposer
en étant heureux de son histoire, de son passé et d’avoir voulu entreprendre
tout en donnant car il était, avant tout, Pérenchinois ».
Philippe JOURDAN, Président de
SPMC
CONTACT AVEC ARNAUD
SAINT-LEGER
En classant nos documents sur la guerre 14/18, nous avons trouvé une copie
d'une lettre échangée par Marguerite Saint-Léger et le maire, Henri Bouchery,
qui était aussi administrateur de l'usine de Pérenchies. Elle remercie la ville
et les Ets Agache de vouloir donner son nom au nouveau lotissement. Une copie
de cette lettre a été envoyée à Arnaud SAINT-LEGER, arrière-petit-fils de
Marguerite SAINT-LEGER.
Il y avait aussi un autre dossier d'une correspondance par mail entre Philippe
JOURDAN et un dénommé Denis SAINT-LEGER en 2013. Denis est le père
d’Arnaud. Il est décédé en 2023.
LIVRE TROUVE SUR LES RESEAUX
SPMC va l’acquérir pour sa bibliothèque historique. L’auteur, Arnaud
SAINT-LEGER, propose d’attendre janvier 2027 car le livre sera modifié d’ici-là
suite à de nouveaux documents.
DEMANDE DE LA VOIX DU NORD
POUR UN SUJET D’ETE
Philippe BRIDELANCE demande pour
un sujet d’été par la Voix du Nord, des lieux étonnants. Peut-être la chapelle
Notre Dame de Grâce, dite des Moissons, dans les Bas de Pérenchies ?
DES SUITES DE NOS INFOS
LES PILIERS AGACHE
Une photo venant de Nadine
DUTILLY
LES BLOCKHAUS
Une vue aérienne venant de
Jean-Pierre COMPERE.
Il s’agit d’anciens blockhaus,
aujourd’hui démolis, rue des Gais Logis.
A PERENCHIES
UNE PAROISSE CONNECTEE
QUELQUES MANIFESTATIONS DANS NOTRE COMMUNE
DES DEGATS A LA BASE DU FORT
LA PIZZERIA « STORIA
NOSTRA »
Nous avons trouvé sur le site de la pizzéria quelques informations
historiques :
« Aujourd’hui, on vous parle de notre logo. Ce logo, c’est plus qu’un
dessin. C’est une histoire de famille. Celle de notre père et grand-père, venu
d’Italie à seulement 14 ans. Il a traversé les Alpes à pied, avec sa valise et
ses outils, marchant pendant 14 heures sans s’arrêter. La part de pizza
représente l’Italie. Ses racines. D’où il vient. Et puis il y a ces mots : «
Fino alla fine » — jusqu’au bout. C’est une phrase qu’il répétait souvent. Ça
veut dire tenir bon, avancer, peu importe les difficultés. Aujourd’hui, c’est
aussi le nom de notre pizza signature. Une façon simple de lui rendre hommage ».
L’IMMIGRATION ITALIENNE A
PERENCHIES
-
DES PHOTOS ONT ETE RECUPEREES SUR M. CROCETTA
PAR BERNADETTE
-
D’AUTRES PHOTOS PROVENANT DE SALVATORE
CARCAGNOLO
LES CHATEAUX D’EAU DE
PERENCHIES
UN SPECTACLE SUR JEANNE DE
FLANDRE A MARQUETTE EN MAI 2026
Histoire de Jeanne selon les
historiens. Internet.
« Jeanne de Flandre et de
Hainaut, fille d'un comte de Flandre, hérite des comtés de Flandre et du
Hainaut. A l'âge d'à peine quinze ans, la comtesse se retrouve seule à la tête
de l'une des plus puissantes principautés d'Europe. Au coeur des complots, des
impostures et des guerres civiles, elle se révèle un grand personnage d'État.
La date de naissance exacte de Jeanne de Constantinople est contreversée. Plusieurs
hypothèses (entre 1188 et 1200) ont été avancées mais sans preuve tangible. On
sait que, tout comme sa jeune sœur Marguerite, née en 1202, elle fut baptisée
en l'église Saint-Jean de Valenciennes. Le père de Jeanne est le comte Baudouin
VI de Hainaut (1171-1205), devenu Comte de Flandre sous le nom de Baudouin IX
qui, de retour de la quatrième croisade, fut élu le 9 mai 1204 Empereur de
Constantinople. Celui-ci, fait prisonnier par les Bulgares lors de la bataille
d'Andrinople, est considéré comme mort en 1206. La mère de Jeanne, Marie de
Champagne, épouse de Baudouin IX, est la petite-fille de Marie de France et
arrière-petite-fille d'Aliénor d'Aquitaine. A la mort de Baudouin IX (son
épouse étant morte en 1204), les deux sœurs, très jeunes, ont comme tuteur
Philippe comte de Namur, le plus jeune frère de Baudouin IX resté en Europe. Il
épouse la fille de Philippe Auguste, Marie en 1208. Les deux sœurs se
retrouvent sous la tutelle du roi de France Philippe Auguste qui les cloître au
Louvre. Elles y recevront une instruction et une éducation fort convenable en
suivant les cours des meilleurs professeurs du moment. Au Louvre, elles sont
fort bien traitées, mais constituent de véritables otages. Philippe Auguste
compte renforcer son emprise en mariant fin 1211 Jeanne avec l'un de ses
fidèles, Ferrand de Portugal, fils du roi Sanche du Portugal. La comtesse Jeanne, dès
les premières années de son règne personnel (1214-1226) a mené une politique
favorable au développement des cités flamandes. Elle autorise les échevins de
Lille à créer trois écluses, à Marquette Lez Lille, à Wambrechies et à Lille,
étendant le réseau à la Deûle. Avec Ferrand de Portugal, elle renforcera le
pouvoir des communes. Sous son gouvernement, le pouvoir et la prospérité
économique des villes flamandes se seront considérablement accrus. Jeanne joue
également un rôle dans la création des « cours de Béguines », c'est-à-dire un
terrain clos, construit de maisons et parfois équipé d'une église ou d'un
hôpital, qui deviendront les « béguinages » classiques. La statue de la comtesse Jeanne orne les
jardins du béguinage de Courtrai. Comtesse de Flandre et du Hainaut, Jeanne de
Flandre est considérée comme une femme pieuse et volontaire. Elle fonde de
nombreux couvents et abbayes mais alors que jusqu'au XIIème siècle, les abbayes
de Flandre étaient exclusivement masculines, vingt monastères féminins sont
fondés en Flandre, en bonnes relations avec les Cisterciens. Dans l'enceinte de
l'abbaye féminine de Marquette Lez Lille, la comtesse créa un hôpital pour les
malades pauvres. Jeanne de Flandre est également à l'origine de léproseries et
d'hôpitaux à l'image de l’Hospice Comtesse de Lille. Ferrand, gravement humilié
par Louis, fils du roi Philippe Auguste, qui s'empare d'Aire et de Saint Omer
(biens hérités de la mère de Jeanne), s'allie aux ennemis de Philippe-Auguste,
Jean sans Terre, Othon IV Empereur romain germanique, le Comte de Boulogne et
le Comte Guillaume Ier de Hollande ce qui débouche sur la bataille de Bouvines
le 27 juillet 1214 qui sera remportée par Philippe Auguste. Ferrand, vaincu,
est emmené à Paris pour une sévère captivité de douze années. Durant cette
difficile période, Jeanne assure au mieux la direction du comté, faisant face
en 1225 à l'agitation de la noblesse et des cités, et surtout au douloureux
épisode du faux Baudouin, un ermite mythomane, ancien jongleur. Celui-ci
profitant habilement du mystère entourant, la mort de Baudouin IX, réussit à
persuader qu'il était le vrai Baudouin en soulevant une véritable sédition
grâce à la complicité, plus ou moins de bonne foi, de quelques villes et de nombreux
seigneurs. L'imposteur, démasqué, sera exécuté. En 1226, sous le règne de Louis
VIII, la comtesse Jeanne finit par obtenir la promesse de libération de
Ferrand, moyennant une rançon de 50 000 livres et l'occupation de Lille et
Douai mais la mort de Louis VIII, le 8 décembre 1226, retarde la libération au
6 janvier 1227 contre une rançon de 25 000 livres et le château de Douai en
gage. Le couple a quelques années de relative tranquillité, consacrées à une
sage administration. Une petite fille, Marie, naît alors en 1230. Le comte
Ferrand meurt en 1233 de la maladie de la pierre provoquée par des calculs
rénaux, bientôt suivi, en 1235, par la mort de la petite Marie. Jeanne se
remarie avec Thomas de Savoie en 1237 et celui-ci l'aide à bien administrer ses
comtés, faisant par exemple venir de sa Savoie natale des vaches contribuant
ainsi à la création d'une souche de vaches noires et blanches. Le couple n'eut
pas d'enfant. Jeanne de Flandre décède en 1244 à l'abbaye de Marquette, une de
ses fondations, où elle est inhumée. Sa sœur Marguerite (1202-1279) lui succède
alors ».
Historique provenant de la
Confrérie des Chapons de Marquette.
Philippe
JOURDAN
30 mai 2026.
Edition et
mise en page : Jean-Pierre COMPERE.


















