mercredi 6 mai 2020

Connaissez-vous Pérenchies et son passé ? La briqueterie DESPATURE-COUSIN et Fils


Document : Pérenchies et son passé numéro 43


Construction des Ets DESPATURE-COUSIN et Fils en septembre 1920
Document SPMC numéro 3 126

Commentaire :
« Nous sommes après la guerre de 1914/1918. C’est la reconstruction.
Albert DESPATURE et sa femme Victoire COUSIN installent une briqueterie à Pérenchies entre la gare et le futur cimetière.
C’était un établissement de tuilerie mécanique qui produisait des briques, des poteries de bâtiments et d’horticulture, des cheminées d’usines, et des planchers et toitures en briques.
Pour ce faire, elle exploitait la terre glaise locale, entraînant peu à peu la formation d’un énorme trou à proximité immédiate du site de production.

C’est d’ailleurs là que se noyèrent deux jeunes Pérenchinois lors de la libération de la ville, le 6 septembre 1944, après avoir glissé au fond dans ce que les pluies abondantes avaient transformé en véritable étang.

L’entreprise a été fondée en 1857 par Albert Despature qui s’est marié le 4 mai 1889 avec Marie Victoire Cousin à Ennetières-en-Weppes.
Ils ont eu deux filles, Jeanne et Geneviève.
La société disposait d’un embranchement SNCF.
Dans les années 1920, la société va employer des immigrés polonais. En effet, entre 1921 et 1938, plus de 300.000 polonais sont arrivés dans le Nord de la France
Des Italiens sont également appelés à la rescousse pour reconstruire notre ville. Après la reconstruction, ils resteront à Pérenchies travaillant à la fabrique ou à la tuilerie Despature ».

Dans une plaquette éditée par le SIVOM Alliance Nord-Ouest et réalisée par les archivistes du SIVOM, un petit historique de la société a été présenté :

« Si le nom de Despature n’est pas forcément connu de tous, chacun connaît le produit phare de cette famille d’industriels du Nord qui figure aujourd’hui parmi les toutes premières fortunes de France, le fameux Thermolactyl qui a fait la renommée de la maison Damart.
Cette famille est aussi l’une des plus vieilles dynasties industrielles de la région et ses membres ont créé, dirigé et développé nombre d’entreprises dans le Nord.
C’est par exemple le cas des Établissements Despature-Cousin et fils, fondés en 1857 par Albert Despature qui adjoint bientôt le nom de son épouse Victoire Cousin au sien.
L’entreprise est spécialisée dans la production de briques de parement, plaquettes et tous produits en terre cuite, mais aussi des poteries pour le bâtiment et l’horticulture, des cheminées d’usines, et des planchers et toitures en briques.
En 1929, le capital social de ce qui est devenu une SARL atteint 4,5 millions de francs.
Dans l’entre-deux-guerres, les Établissements Despature-Cousin et fils ne comptent pas moins de trois usines - à Pérenchies, Merville et Bagnolet dans la région parisienne – et livrent leurs tuiles partout en France, par camion ou par train, grâce à un embranchement ferroviaire directement relié au réseau SNCF. Elle emploie alors un grand nombre d’ouvriers, pour partie venus de Pologne puis d’Italie.
Le site de Pérenchies a aujourd’hui disparu et accueille la place des Anciens Combattants, mais l’entreprise existe toujours. Installée rue Jean Monnet à Lompret, elle poursuit son activité d’intermédiaire du commerce en bois et matériaux de construction, spécialisée dans le commerce en gros de matériaux de construction et appareils sanitaires ».

« Les élèves des écoles allaient parfois visiter les installations en activité. Je me souviens y être allé avec M. BOCQUET vers la fin des années 60. On entrait alors dans les fours où étaient entassés les objets qu’on allait faire chauffer.
Le trou avait mauvaise réputation et on évitait d’y aller….

L’usine de Pérenchies cessera ses activités en 1972.
Aujourd’hui, l’ancien site de la société accueille la place des anciens combattants. Le monument situé à l’entrée a été inauguré le 12 octobre 2002, il rend hommage aux combattants d’Indochine, aux AFN et aux morts des autres conflits. Celui-ci représente le contour de la commune dont le dessin a été réalisé par un membre de l’UNC, section locale, Monsieur MAEBE, aidé par sa fille ».


Philippe JOURDAN  (27 avril 2020)


En cette période de confinement que notre pays n’a jamais connue depuis des décennies en dehors des guerres, nous avons pensé que notre association pouvait vous présenter chaque jour un document extrait de notre fond documentaire composé de plus de 8 000 photos.
Quand l’occasion se présentera, un petit commentaire suivra la photographie. La page sera publiée chaque jour à partir de 10H.
N’hésitez pas à nous transmettre vos propres commentaires ou informations sur le sujet présenté. Cela permettra de compléter nos connaissances sur Pérenchies et son passé.
Philippe JOURDAN, Président de « Si Pérenchies m’était contée … ». 20 mars 2020

Correction et édition : Jean-Pierre COMPERE,  administrateur du Blog

1 commentaire:

  1. Daniel THIBAUT24 mai 2020 à 17:50

    Merci pour vos recherches et commentaires tout est parfait c’est un plaisir de vous lire
    Respectueusement
    D.Thibaut

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