vendredi 22 mai 2020

Connaissez-vous Pérenchies et son passé ? Reine d’un jour, rue Edouard Agache.

Document : Pérenchies et son passé numéro 55




Fête commerciale rue Edouard Agache organisée par les commerçants de la rue.
Le char de la Reine. 1949.
Document SPMC numéro 3 506

Commentaire :

Reine d’un jour.
Gabrielle LASSELIN (janvier 2000)
 « En 1949, à Pâques, les commerçants de la rue Edouard Agache ont organisé le bal des commerçants au cours duquel, le public devait élire la reine d’un jour.
Ce bal avait lieu le samedi soir dans une salle, rue de la Prévôté.
Le comité avait préparé un char garni de fleurs pour le dimanche après-midi. J’y ai pris place vêtue d’une longue robe  blanche et nous avons parcouru les rues principales en jetant des bonbons.
Le soir, il y avait, à partir d’un café de la rue, un service de disques demandés.
Sur la photo, à ma droite, se trouve la fille DELOBEAU et à ma gauche, la fille du cabaretier.
La petite fille est Annie DELPORTE».

Les fêtes de mon enfance
Roger Dutriez. (décembre 1999)
« Deux grandes fêtes annuelles sont restées gravées dans ma mémoire : la ducasse et la kermesse paroissiale.

La ducasse du troisième dimanche de juillet était certainement la grande fête familiale de notre commune. Les attractions foraines occupaient la Grand’Place et débordaient dans les environs, la place Lambelin, la place Carnot et même la cour Saint Antoine. Le manège des autos-tamponnantes était déjà celui qui avait le plus grand succès auprès des jeunes et des moins jeunes. Les autres manèges, chevaux de bois, chenille, manèges d’enfants attiraient aussi beaucoup de monde. Je me souviens que, plusieurs fois, il y eut même un manège de vrais chevaux qui était installé à l’entrée de la cour Saint Antoine. Les stands de tir à la carabine, les jeux divers et les tombolas étaient nombreux aussi et une grande « baraque à frites » nous accueillait pour une dégustation en famille et entre amis. On y passait de bons moments.
La fête durait trois jours de dimanche à mardi. Les visiteurs venaient aussi des villages voisins. C’était l’occasion de réunions de familles.
Dans les années 30, l’association des commerçants de la rue Edouard Agache organisait la braderie du lundi. C’est à ce moment-là que nos géants ont été créés.

Il y avait aussi des fêtes de quartier.
Dans les Bas, c’était à la Pentecôte. Le bénéfice permettait d’offrir un colis et un repas aux aînés du quartier.
La rue de Lomme a eu sa ducasse durant quelques années.
Pour la Petite Belgique, la fête avait lieu le 15 août. Je me souviens d’un défilé de chars dans les rues ainsi que de l’élection du Maire de la Petite Belgique.

Les familles ne partaient pas en vacances à cette époque et ces fêtes populaires attiraient beaucoup de monde. Les nombreux cafés étaient des lieux de réunions d’amis qui se terminaient souvent par de la musique, des chants et des danses.

La kermesse paroissiale se déroulait dans les locaux et la cour du patronage un week-end de juin.
De nombreuses attractions étaient installées dans la cour : loteries, tir à la carabine, jeux de massacre…
La grande attraction était un toboggan. On y montait par une échelle de cinq mètres et on s’élançait en se tenant à un petit chariot qui roulait sur un câble. On atterrissait vingt mètres plus loin.
Un grand podium était monté dans la salle de gymnastique.
Le dimanche midi, l’apéritif était animé par l’harmonie Agache et le soir, il y avait un spectacle de variétés.
Le lundi soir, c’était le raccroc et le tirage de la tombola ».




Philippe JOURDAN (2 mai 2020)





En cette période de confinement que notre pays n’a jamais connue depuis des décennies en dehors des guerres, nous avons pensé que notre association pouvait vous présenter chaque jour un document extrait de notre fond documentaire composé de plus de 8 000 photos.
Quand l’occasion se présentera, un petit commentaire suivra la photographie. La page sera publiée chaque jour à partir de 10H.
N’hésitez pas à nous transmettre vos propres commentaires ou informations sur le sujet présenté. Cela permettra de compléter nos connaissances sur Pérenchies et son passé.
Philippe JOURDAN, Président de « Si Pérenchies m’était contée … »  20 mars 2020

Correction et édition : Jean-Pierre COMPERE, administrateur du Blog

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